Ce qui fait qu'on voit le vent
Au fil de la matinée
Les fumées des cheminées
S’enfuient du village
Du jardin de la mairie
Le duvet des pissenlits
S’évapore vers la plage
Tout en haut du chapiteau
Le claquement d’un drapeau
Prévient de l’orage
Dans le ciel comme au ciné
Un grand cheval dessiné
Par le jeu des nuages
C’est tout cela
Qui fait qu’on voit
Le vent
C’est tout cela
Qui rend le vent
Vivant
Les cerfs-volants bariolés
L’envol des feuilles de papiers
Le sens des girouettes
Un foulard et un ruban
Qui s’entortillent en dansant
Là, devant la fenêtre
Le sifflement des voiliers
Le chant des câbles en acier
Un jour de tempête
Dans les bras des peupliers
Les étourneaux balayés
Comme des allumettes
C’est tout cela
Qui fait qu’on voit
Le vent
C’est tout cela
Qui rend le vent
Vivant
La chevelure décoiffée
Du saule pleureur du café
Au-dessus des tables
Et ma main qui tient serré
Ton chapeau pour t’éviter
Les tourbillons de sable
C’est tout cela
Qui fait qu’on voit
Le vent
C’est tout cela
Qui rend le vent
Vivant
C’est tout cela
Qui fait qu’on voit
Le vent
C’est tout cela
Qui rend le vent
Vivant


